FERROUX Etienne Joseph

 

Né à Besançon (Doubs) le 25 avril 1751, décédé à Salins (Jura) le 12 mai 1834. Fils d'un négociant, employé au bureau des finances de Salins, il accueillit la Révolution avec joie. Elu du Jura à la Convention, il vota la mort du roi, à sa grande stupéfaction affirma-t-il plus tard, n'ayant jamais compris ce qu'il avait fait, tant il était terrorisé, notamment par Duquesnoy qui, armé d'une cravache, passait dans les rangs des Conventionnels en menaçant ou frappant les hésitant. Il fut néanmoins assez courageux par la suite pour soutenir les Girondins. Arrêté en octobre 1793, il fut emprisonné au Luxembourg et y resta jusqu'au 9 thermidor. Il ne reprit son siége à l'Assemblée que le 8 décembre 1794. Envoyé en mission à Lyon, il créa, avec Poullain-Grandprey, un jardin botanique et une école vétérinaire. Elu au Conseil des Anciens, il s'employa à faire abroger les décrets de la Convention qu'il jugeait insensés. Accusé de royalisme, Ferroux fut au 18 fructidor sur le point d'être déporté en Guyane. Nommé, sous le Directoire, directeur des salines du Jura, et sous le Consulat, directeur des contributions à Lons-le-Saunier, puis à Besançon, il eut la malencontreuse idée de signer l'Acte additionnel lors des Cent-Jours, si bien qu'il fut contraint de s'exiler en Suisse en 1816; il rentra en France en 1830

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