Claude Fauchet

Né à Dornes (Nièvre) le 22 décembre 1744. Enfant d’une riche famille de marchands il entra dans les ordres et se fit remarquer comme prédicateur à la paroisse de Saint Roch à Paris. Lors d’un sermon en présence du roi il dira : " il faut des rois et non des tyrans, il faut des sujets et non des esclaves ". Cette prise de position lui vaudra d’être blâmé. Lors de la convocation des Etats Généraux, il participera très activement aux assemblées de sections et rédigera le cahier de doléance du clergé de Saint Roch. Il sera un des vainqueurs de la Bastille ou il risqua même sa vie.

Il défendra des positions très à gauche soutenant à fond les patriotes et sera même accusé de prôner la loi agraire, il utilisera pour développer ses théories un journal appelé la Bouche de fer. Au Club des Jacobins de Paris il précisera sa profession de fois en avril 1791 : " La liberté sans laquelle on n’est pas d’homme ; l’égalité des droit sans laquelle on n’est pas citoyen ; la souveraineté du peuple sans laquelle il n’existe ni liberté ni égalité... ". A cette époque il était encore un patriote au fait de sa popularité. Le 1er mai il sera sacré à Paris évêque constitutionnel da Calvados et en septembre, ce département l’enverra siéger à l’Assemblée Législative le premier sur treize. A l’Assemblée bien que continuant à défendre des positions de gauche, il se rapprochera de Roland et de Brissot. Il déclarera qu’il n’y a pas lieu à mettre en accusation Narbonne et l’aidera à fuir. Cela est ses attaques contre Marat le feront exclure des Jacobins le 17 septembre 1792.

Mais entre temps il avait été réélu à la Convention à nouveau le premier. Dés le début de la session ses positions ne se distinguerons plus de celles des Girondins et lors de sa mission dans l’Yonne en octobre il sera un chaud laudateur de Roland, il se montrera très critique envers les taxateurs qu'il qualifiera d’anarchistes. On remarquera qu’il avait alors bien changé et que ses positions " populaires " n’étaient plus que souvenirs. Dans le procès du roi, il refusera d’abord de se prononcer sur la mise en accusation du monarque, puis votera pour l’appel au peuple, la détention et le sursis. Par contre il votera la mise en accusation de Marat. Son " Journal des Amis " créés pour soutenir la Gironde n’eut que peu de succès. Il s’opposera encore au mariage des prêtres et attaquera fermement la Commune de Paris. Il sera donc inclus sur la liste de ceux que les sections désiraient voir exclure de la Convention, pourtant il ne sera pas décrété d’arrestation le 2 juin 1793. Ce n’est qu’après l’assassinat de Marat qu’il fut accusé d’avoir été en relation avec Charlotte Corday et mis en état d’arrestation. Il fut donc assez logiquement inclus dans le procès des Girondins, condamné à mort et exécuté le 10 brumaire de l’an II. On dit qu’avant son exécution il se fit relever de l’apostasie et confessa certains de ses collègues.

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