FARDEAU André

 

André Fardeau, 33 ans, né à Soucelles, fut guillotiné le 24 août 1794. Il avait d’abord été vicaire à Soucelles avec Miche Langevin, comme curé, lequel fut le premier prêtre guillotiné d’Angers. Il était précepteur dans la famille Belfonds de Villevêque lorsqu’il fut arrêté par la garde nationale, le 30 juin 1791, et interné au petit séminaire d’Angers, comme réfractaire au serment. L’amnistie du 14 septembre 1791 lui rendit la liberté. Vicaire à Briollay, il réside à Saint-Herblon de décembre 1791 à mars 1793. Après avoir suivi l’armée vendéenne à Laval et à Granville, il se réfugia dans la clandestinité lorsque sa vie fut en danger. Il se terra dans un antique souterrain des bois de Soucelles où il vécut en ermite avec quelques provisions, un bréviaire, une Imitation de Jésus-Christ en latin, un Nouveau Testament et une petite « bonne Vierge en plâtre enveloppée dans un papier ». Trahi par un patriote le 21 août 1794, il fut arrêté et conduit à Angers où il comparut devant le Comité révolutionnaire siégeant à l’évêché. Transféré à la prison des Halles, il comparut devant le tribunal militaire (la Commission militaire, dont les exactions avaient soulevé l’indignation, avait été supprimée en mai 1794). Le tribunal le condamna à mort, comme réfractaire aux lois du serment et de la déportation. Il fut exécuté le jour même.

le 28/10/2003

 

© Les Martyrs d’Angers : 1793-1794, d’André MERLAUD

 

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