ESNUË de LAVALLÉE François Joachim

 

Né à Craon (Mayenne) le 20 mars 1751, décédé à Paris le 21 février 1816. Avocat, maire de Craon o la Révolution, membre du directoire du district, puis juge, il fut élu à la Législative par la Mayenne, puis à la Convention où il vota la mort du roi. Envoyé en mission dans les départements de l'Ouest pour combattre les Chouans, on le retrouve en Mayenne où il épura des autorités constituées. Il organisa la défense de Rennes, Laval et Angers, et procéda à l'arrestation de l'ex-prince de R=Talmont, l'un des généraux insurgés, qu'il fit condamner à mort et exécuter l'ex-constituant Enjubault de La Roche, accusé de fédéralisme. Après l'insurrection de prairial, dénonciation et accusation furent développées contre lui par Defermon. Il fut décrété d'arrestation et une perquisition effectuée à son domicile permit de découvrir des objets religieux. On l'accusa d'avoir détourné ces pièces lors de ses missions, mais il s'en défendit, arguant qu'il avait à maintes reprises tenté de les déposer au Comité de sûreté générale mais que les employés n'avaient jamais voulu les prendre. Il est exact qu'il ne s'était guère enrichi au cours de sa carrière et qu'un arrêté du Directoire du 29 août 1796 autorisait le ministre de l'Interieur à "donner des secours convenables aux trois filles d'Esnuëe-Lavallée réduites à une extrême indigence". Ayant repris l'étude de notaire de son père qu'il céda en 1814, il signa l'Acte additionnel en 1815 et tomba sous le coup de la loi dite d'amnistie. Malade il fut par ordre du préfet et expulsé en Mayenne. Descendu à Paris à l'hôtel de Normandie, il mourut alors que le sursis qu'il avait demandé au ministre de la police venait de lui être refusé.

© Les convotionels régicides