DUVAL Charles François Maris

 

Né à Rennes le 2 février 1750, décédé à Huy (Belgique le 25 août 1829. Fils d'un conseiller du roi, lui-même conseiller du roi, il était assesseur de la maréchaussée de Rennes en 1780 et fut nommé juge au tribunal de Vitré en 1791. Elu à la Législative, puis à la Convention par l'Ille-et-Vilaine, il vota la mort du roi. Resté neutre dans la lutte entre Montagards et Girondins, il parut fort peu à la Convention, car il avait fondé en 1792 le journal des hommes libres de tous les pays et s'y consacrait entièrement. Secrétaire de la Convention le 22 octobre 1793, il devint ensuite celui du club des Jacobins (18 janvier 1794). Après le 9 Thermidor, il refusa de faire partie de la commission chargée d'inventorier les papiers de Robespierre au prétexte qu'il était "surchargé de travaux". Réélu au Corps législatif par le département du Nord, il siégea aux Cinq-Cents et remercia ses électeurs en ces termes :" Je suis entré à la Convention avec un coeur pur, j'en suis sorti les mains nettes". Son journal supprimé par le Directoire, il continua de paraitre sous plusieurs autres titres. Duval occupa divers postes aux armées, et fut chargé d'un échange de prisonniers avec l'Angleterre. Révoqué le 21 brumaire à la suite de l'attentat contre le premier consul auquel on le soupçonna d'avoir participé, il fut menacé d'arrestation et se cacha chez un ami dans la vallée de Montmorency. Grâce à ses appuis, il obtint une place de chef de bureau aux Contributions indirectes en 1804. Mais ayant signé l'Acte additionnel aux Cents-Jours, il dut partir en exil et se fixa en Belgique.

© Les convotionels régicides