DESMOUSSEAUX Antoine Louis

 

Ancien vicaire de Sainte-Croix-en-la-Cité, il était, en 1791 devenu à Saint-Paul un des collaborateurs de M. Brugière. Quand l'église avait été ferlmé, à l'autonne de 1793, il était devenu commis-receveur de la Ville, tout en travaillant comme clerc chez un notaire, rue des Quatre-Fils.

C'est là que, nous ne savon sous quel prétexte, le prêtre sera arrêté le 17 ventôse (7 mars), sur ordre de la Section de l'Homme Armé; fait terrible, on trouve chez lui, au cours de la visite domiciliaire, des armoiries d'évêque et un extrait d'arrêté de l'Assemblée du " ci-devant" Clergé, " contenant des principes monarchiques et destructeurs de la Liberté".

Amené au Comité révolutionnaire de la Section, M Desmousseaux y subit un long et minutieux interrogatoire:

_ Où sont tes lettres de prêtrise ?

_ Les voilà

_ Pourquoi n'as-tu pas suivi l'exemple des patriotes qui se sont défaits de ces colifichets et les ont sacrifiés à la Raison et à la Vérité, qui doivent assurer l'établissement de la République ?

_ Parce que ni la Convention nationale ni aucune Section n'a fait d'arrêté qui ordonne de s'en défaire.

_ A quel dessein conservais-tu les armoiries d'évêque chez toi, qui ne sont que des emblèmes de l'insolence du Clergé.

_ Mon intention était de les couvrir et d'en faire des écrans.

Il s'explique de même sur les papiers saisis, en montre le peu de gravité; c'est par pure ignorance de la loi s'il les a gardés.

_ La preuve que je n'avais pas de mauvaises intention, ajoute-t-il, c'est qu'une fontaine que j'avais en ma possession et qui était armoriée, je l'ai limée et écaillée et enlevé autant que j'ai pu les armoiries...

En attendant son jugement, M. Desmosseaux restera détenu à la Conciergerie.

© La vie religieuse sous la Terreur pages 202-203-204

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