DERBEZ-LATOUR Pierre Jacques ou DHERBEZ-LATOUR

 

Né à Uvernet (Haute-Alpes) le 13 septembre 1735, mort près de Turin le 6 mars 1809. Avocat célébre, il se retrouva emprisonné, pour dix-huit mois, au fort de Queyras pour avoir gagné et plaidé un procès contre le prince de Beauvau, gouverneur général de Provence, pour les habitants de Barcelonette. Elu à l'Assemblée législative par les Basse-Alpes, il fut réélu à la Convention où il vota pour la mort du roi sans appel, ni sursis. Il s'opposa à la mise en accusation de Marat. Il effectua diverses missions pour la Convention à Grenoble et dans les Basses-Alpes où sa tiédeur à intervenir fut vertement réprimandée par le Comité de salut public. Rappelé à Paris, il fit partie du Comité de l'examen des comptes. Commissaire du Directoire près l'administration centrale des Basses-Alpes, il rédigea un rapport sur l'état affligeant de ce département qui "pourrait bien devenir une nouvelle Vendée". Remplacé en 1796, il resta dès lors sans fonction et alla finir ses jours dans une propriété qu'il avait acquise près de Turin.

 

© Les convotionels régicides