DEPERRET Claude Romain Lauze

Né à Apt, le 28 février 1747 guillotiné à Paris le 31 octobre 1993, Noble et grand propriétaire foncier du Gévaudan, propriétaire d'huileries à Apt, Deperret, élu à l'Assemblée législative par les Bouches-du-Rhône, siège à l'extême gauche de cette Assemblée et fréquente régulièrement le club des Jacobins. C'est sur sa proposition que la Société des amis de la Constitution se transforme en Société des amis de la liberté et de l"égalité après le 10 août 1792. Réélu à la Convention par le même département, Deperret, sous l'influence de Barbaroux, rejoint les Girondins. Il vote contre la mort du roi et se signale par son côté excité, siégeant à l'Assemblée l'épée au côté et, le 11 avril 1793, alors que Marat est à la tribune, se précipitant sur un Montagnard qu'il accuse de l'avoir menacé d'un pistolet. Somme de s'expliquer, il s'exclame : " Depuis l'ouverture de la Convention, je lutte contre une horde de scélérats qui travaillent à perdre la chose publique " Considéré comme un maniaque bruyant mais inoffensif, il échappe à la proscription qui frappe ses amis girondins, le 2 juin 1793. En juillet suivant, Barbaroux, refugié à Caen, remet une lettre d'introduction à Charlotte Corday pour son ami Deperret, et ses filles dessinent pour cette provinciale l'itinéraire à suivre jusqu'au domicile de Marat. Pourtant, une fois de plus, Deperret échappe à la prison. Enfin, en août, la mesure est comble lorsque les repésentants en mission dans le Midi découvrent des missives " incendiaires " de Deperret incitant ses électeurs des Bouches-du-Rhône à se soulever contre les " factieux " parisiens. Arrêté, Deperret est exécuté avec ses amis girondins.


® Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 édition Bouquins

07/04/2002

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