COURTOIS Edmé Bonaventure

 

Né à Troyes le 15 juillet 1754, décédé à Bruxelles le 6 décembre 1816. Fils d'un boulanger, il était receveur du district d'Arcis-sur-Aube à la Révolution. Elu député de l'Aube à la Législative, il fut chargé après le 10 août d'inventorier les documents trouvés aux Tuolleries. Il découvrit le testament de Marie-Antoinette qu'il conserva. Elu à la Convention, grâce à l'amitié de Danton, il vota la mort du roi. Il fut en 1793, envoyé à l'armée du Nord, mais bientôt rappelé car il profitait, aux dire de Barére, de son caractère officiel pour effectuer des fournitures frauduleuse de bufs à l'armée. Bien qu'il n'eut pas été inquiété, il en garda rancune à Robespierre et lorsqu'il fut chargé de l'inventaire des papiers trouvés chez l'Incorruptible, il en tira un rapport tendancieux, dissimulant de nombreux documents, en falsifiant d'autre. On pense même qu'il fit chanter quelques-uns de ses collègues à la Convention à l'aide de cette documentation. Après le 18 brumaire, il rallia Bonaparte et sous le consulat, il entra au Tribunal, mais en fut exclu en 1802, pour concussion, il se retira alors à Rambluzin, dans la Meuse. Frappé en 1816 par la loi d'exil pour avoir exercé les fonctions de maire pendant les Cent-Jours et comme régicide, il partit pour Bruxelles. C'est à la Restauration que fut effectuée une perquisition chez Courtois. On y trouva le testament de Marie Antoinette.

© Les convotionels régicides