COMMUNE DE PARIS
Gouvernemant révolutionnaire de Paris (1789 - 1795). Installé à l'Hôtel de ville après la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la commune se donna pour maire Bailly, remplacé par Pétion de Villeneuve. En Novembre 1791, à la suite de l'affaire du Champs-de-Mars, En 1790, les citoyens actifs des 48 sections de la ville élirent un organisme régulier : le Conseil général de la commune insurrectionnelle, formée par 82 commissaires désignés avec la participation des citoyens passifs, prit la place de la Commune légale. La plupar des Girondins en furent éliminés. Piétion lui-même fut remplacé par Chambon de Montaux le 24 février 1793 auquel succédèrent Pache puis Fleuriot-Lescot. Ainsi, constituée essentiellement d'extrémiste, qui dirigeraient le mouvement des sans-culottes (les hébertistes).

  1792 -10-8 les 180 sectionnaires, au pouvoir à l'Hôtel de Ville depuis la veille, introduisent 108 membres supplémentaires (6 par sections) dont Robespierre, Hébert,Fouquier-Tinville ; -11-8 la Législative remet les pouvoirs à un Conseil exécutif provisoire de 6 membres [anciens ministres girondins (Roland, Clavière, Servan), jacobins (Danton, Monge, Lebrun)] : Danton, à la fois substitut de la Commune et ministre de la Justice, y exerce tous les pouvoirs ; -12-8 statues des rois renversées et brisées ; -13-8 la famille royale est transférée au Temple ; -15-8 soulèvements en Vendée; -16-8 décret : majorité à 21 ans : la Commune, érigée en assemblée souveraine, crée 6 comités exécutifs, dont le comité de surveillance (où Marat entrera le 2-9), qui a des pouvoirs dictatoriaux. Il envoie des commissaires en province pour contacter les comités locaux ; -17-8 création du tribunal criminel (Pt : Robespierre qui démissionne aussitôt) pour juger les crimes commis le 10-8 : guillotine dressée place du Carrousel (6 exécutions à partir du 21-8) ; -20-8 La Fayette quitte la France avec son état-major ; un décret du 19-8 l'avait mis en accusation et remplacé par Dumouriez ; -23-8 le maréchal Nicolas Luckner (comte : Cham 12-1-1722/Paris 4-1-1794, guillotiné ; 1791 maréchal ; 1792 commande l'armée du Nord) est remplacé par Kellerman ; Dillon destitué ; -25-8 Durozoi, journaliste condamné à mort, est exécuté ; La Porte, intendant de la liste civile, est condamné et exécuté ; -26-8 décret : déportation de tout ecclésiastique non assermenté dans les 15 j ; -28-8 conspiration de l'œillet d'Alexandre Gousse ou Gonsse (dit le chevalier de Rougeville) avec Michonis (fonctionnaire de police) ; 2 œillets sont remis à la reine contenant chacun un billet, l'un annonçant que le chevalier reviendrait apporter de l'argent pour " soudoyer " la garde, l'autre contenant le plan d'évasion ; mais l'alerte est donnée et Rougeville s'enfuit en Belgique ; -29-8 le tribunal criminel décrète perquisitions nocturnes à domicile et arrestations des suspects (12 000 emprisonnements) ; -30-8 la Législative décrète la suppression de la Commune, mais, menacée d'une insurrection par le procureur Louis-Pierre Manuel (Montargis 1751/Paris 14-11-1793, guillotiné), retire son décret ; -30-8 décret consacrant le divorce comme principe ; -30-8 la Commune organise sur le Champ-de-Mars des levées de volontaires pour défendre Verdun (assiégé depuis le 29-8 par les Prussiens) : 1 800 h. partent chaque jour, équipés par ses soins ; -2-9 Verdun se rend : le commandant de la place, Nicolas Joseph Beaurepaire (Coulommiers 1740/Verdun 2-9-1792, officier), se tue en sortant du conseil de guerre où la résolution de se rendre a été prise (les honneurs du Panthéon lui sont accordés le 12-9) ; -2/5-9 massacres de Septembre; -9-9 les 51 prisonniers d'Orléans (dont le duc de Brissac, des archevêques, des ministres, etc.), envoyés à la Haute Cour nationale, sont rappelés à Versailles et massacrés à leur entrée dans le parc ; -11/17-9 vol au garde-meuble des joyaux de la couronne par plusieurs bandes de voleurs (certains seront condamnés à 15 ou 16 ans de réclusion) : sur 30 millions de livres, on en récupérera 17. A l'époque, diverses factions politiques s'accusent réciproquement d'être à l'origine ou complices du vol (Mme Roland accuse Danton et Fabre d'Églantine : Fabre d'Églantine accuse les Girondins ; Marat accuse les aristocrates et Marie-Antoinette) ; d'Allonville (écrivain royaliste) prétendra que Danton aurait fait enlever les joyaux (en maquillant le fait par un vol de truands), puis Billaud-Varennes en aurait emporté la plus grande partie pour acheter la retraite de Brunswick ; Napoléon y crut ; -20-9 création de la carte civique (obligatoire : délivrée par le Pt de la section, signée par les secrétaires : appelée " certificat de civisme " et devant être présentée à toute réquisition : accompagnée dans certains cas d'un certificat de non-suspicion et d'un certificat de non-émigration). Décret de l'Assemblée législative enlevant à l'Église la tenue de l'état civil pour la confier aux municipalités. Décret instituant le divorce. Victoire de Valmy .

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