CHRONOLOGIE DE LA REVOLUTION FRANCAISE

1789 1790 1791 1792 1793-An II 1794-An III 1795-An IV 1796-An V 1797-An VI 1798-An VII 1799-An VIII

1792

1 janvier 1792

Harangue de Jacques Roux* devant la section de l'Observatoire. Il reprend les revendications des sans-culottes : la mort du roi, la poursuite des agioteurs, des accapareurs et des traites, l'abaiseement du coût de la vie. Avec lui les Enragés font irruption sur la scène parisienne.

2 janvier 1792

L'Assemblée décrète que l'ère de la liberté datera du 1er janvier 1789. Elle décide qu'il y a lieu d'accusation contre les frères du roi et le prince de Condé*, prévenus de conspiration contre le salut de l'Etat et la Constitution.

Les Français prennent Namur, mais perdent Francfort

Eléction des représentants de la Commune de Paris

3 janvier 1792

Carnot* demande la destruction de "toutes les bastilles du royaume". histoire

4 janvier 1792

Aux Jacobins, Carra* propose de placer un prince Anglais sur le trône de France en cas de seconde fuite de Louis XVI*.

5 janvier 1792

Barnave* ex-constituant, rentre à Grenoble pour y écrire : Introduction à la Révolution française

7 janvier 1792

Des manifestations ont lieu en Belgique pour réclamer l'indépendance.

10 janvier 1792

L'acte énonciatif des crimes du roi est présenté à la Convention

11 janvier 1792

Comparution de Louis Capet* à la barre de la Convention. Il a choisi ses défenseurs : Tronchet* , Malesherbes* , De Séze*.

14 janvier 1792

L'Assemblée déclare " infâme, traître à la patrie et coupable de crime de lèse-nation, tout agent du pouvoir exécutif (On notera que selon la nouvelle terminologie révolutionnaire c'est le roi qui est censé incarner le pouvoir exécutif et se trouve ainsi indirectement visé par cette disposition) , tout Français qui pourrait prendre part, directement ou indirectement, soit à un congrès dont l'objet serait d'obtenir la modification de la Constitution française, soit à une médiation entre la nation française et les rebelles conjurés conte elle"

16 janvier 1792

La garde de Louis XVI* est cassée et renouvelée par ordre du corps législatif.

17 janvier 1792

Brissot* adjure l'Assemblée nationale de déclarer la guerre à l'Empereur d'Allemagne.

L'escadre française de Toulon se présente devant Naples et force le roi Ferdinand IV* à accepter les volontés françaises. Un club jacobin est créé par les patriotes napolitains.

19 janvier 1792

Le comte de Provence* est déchu de ses droits éventuels à la régence.

23 janvier 1792

La section des Gobelins se plaint à l'Assemblée nationale : " De vils accapareurs appellent la force publique pour défendre leurs brigandages... C'est l'agiotage insatiable qui renferme les trésors de l'abondance pour ne nous montrer que le squelette hideux de la disette".

25 janvier 1792

La France lance un ultimatum à l'Autriche. histoire

Le roi rédige son testament.
27 janvier 1792

Le Directoire du département de Seine-et-Marne exhorte les contribuables à remplir leur devoir et à regarder comme traître à la patrie " quiconque oserait vous donner le conseil perfide de différer d'acquitter vos contributions".

28 janvier 1792

La section de la Croix-rouge, " pour punir les monopoleurs égoïste" déclare renoncer à l'usage du sucre et invite les quarante-sept autres sections à suivre son exemple.

30 janvier 1792

Une délégation de la diète polonaise vient demander l'aide de la France à la Convention.

31 janvier 1792

Une femme du peuple demande l'ouverture à Paris d'une souscription pour fabriquer des piques.

1 février 1792

L'Assemblée décrète que toute personne qui voudra voyager dans le royaumes sera tenu de se munir d'un passeport. Le voyageur qui n'en présentera pas un sera mis en état d'arrestation.

3 février 1792

Les élection municipales commencées à Paris le 15 novembre 1791 sont terminées. La liste des 76 élus à titre définitif est publiée.

6 février 1792

A Noyon, le peuple empêche le départ des bateaux chargés de grains.

8 février 1792

Le procureur général syndic du département de Paris dénonce une " insurrection patricienne" contre les impôts et fait afficher la liste des contribuables en retard.

9 février 1792

L'Assemblée déclare confisqués au profit de la nation les biens des Français qui se trouvent à l'étranger.

13 février 1792

Dans une lettre à l'Assemblée, Louis XVI* proteste contre les bruits de son imminent départ.

A Montlhéry, le peuple saccage les magasins des marchands de grains.

14 février 1792

A Dumkerque on pille les magasins du port. La municipalité fait appel à la force armée : 14 tués, 60 blessés

18 février 1792

A Béthune, les soldats se révoltent et refusent d'obéir à leur officiers.

23 février 1792

A Beauvais, les troupes mettent à la raison le peuple qui ne veut pas laisser partir les convois de grains.

24 février 1792

Décret contre les fabricants de faux assignats.

25 février 1792

La municipalité de Paris sollicite à l'Assemblée nationale des secours pour les indigents.

1 mars 1792

Mort de l'empereur Léopold II*. d'Autriche

3 mars 1792

Assassinat du maire d'Etampes, Simonneau, accusé par la voix populaire d'accaparer les subsistances. histoire

6 mars 1792

Les femmes de Paris demandent des piques "pour défendre la Constitution". histoire

7 mars 1792

Le duc de Brunswick* est nommé généralissime des troupes autrichiennes.

8 mars 1792

A Conches, la sédition des habitants, qui s'étaient mis à taxer arbitrairement les denrées, est réprimée par la force armée : 50 arrestations, dont celle du curé.

9 mars 1792

Narbonne* , ministre de la guerre, est remplacé par de Grave

10 mars 1792

Mise en accusation du ministre des Affaires étrangères Delessert pour n'avoir pas prévenu l'Assemblée nationale des préparatifs de guerre de l'empereur d'Allemagne.

15 mars 1792

Dumouriez* est nommé ministre des Affaires étrangères.

19 mars 1792

Les massacreurs d'Avignon sont déchargés des accusations portées contre eux.

20 mars 1792

Adoption de la guillotine* par l'Assemblée législative à la suite du rapport présenté par le secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie, Louis. histoire

22 mars 1792

L'abbé Chappe* fait hommage à l'Assemblée de son invention du télégraphe.

23 mars 1792

Le roi appel à la place des ministres feuillants*, des ministre girondins* : Roland*, Servan*, Clavière*

25 mars 1792

Ultimatum de la France à l'Autriche afin qu'elle disperse les émigrés et qu'elle arrête ses préparatifs d'armement.

AVRIL

5 avril 1792

Suppression de la Sorbonne.

6 avril 1792

Suppression de toutes les congrégations religieuses.

8 avril 1792

Loi accordant un délai aux émigrés pour rentrer en France.

15 avril 1792

Fête de la Liberté en l'honneur des Suisses du régiment de Châteauvieux, libérés en février précédent. histoire

20 avril 1792

Déclaration de guerre à l'empereur d'Allemagne. histoire

25 avril 1792

Paris. La guillotine a tranché sa première tête Nicolas-Jacques Pelletier. histoire

26 avril 1792

A Strasbourg, le capitaine du génie Rouget de Lisle* lance son Chant de guerre pour l'armée du Rhin.

28 avril 1792

Ouverture des hostilités.

29 avril 1792

Les dragons du général Dillon*, arrivés devant Mons, avant même d'avoir vu l'ennemi, se mettent à fuir criant à la trahison, Rentrés à Lille, ils massacrent leur chef histoire

30 avril 1792

Emission de trois cents millions d'assignats*

5 mai 1792

L'Assemblée législative décrète la création de trente et un nouveaux bataillons de volontaires nationaux.

17 mai 1792

Robespierre* fait paraître le premier numéro de son défenseur de la Constitution.

23 mai 1792

Brissot* dénonce à l'Assemblée le "Comité autrichien" qui se réunit aux Tuileries. histoire

27 mai 1792

L'Assemblée institue la pratique de la déportation à appliquer aux prêtres réfractaires. MOTIVATION

29 mai 1792

La garde constitutionnelle du roi est supprimée. histoire

3 juin 1792

Une fête de la loi, en l'honneur de Simoneau, le maire tué le 3 mars.
8 juin 1792

Un décret ordonne la réunion à Paris pour le 14 juillet de vingt mille fédérés des départements pour pouvoir envoyer aux frontières les troupes de ligne en garnison dans la capitale.

10 juin 1792

Huit mille garde nationaux parisiens demandent à l'Assemblée nationale que ce décret soit rapporté. Elle passe outre.

12 juin 1792

Le roi renvoie les trois ministres girondins*.

13 juin 1792

L'Assemblée déclare conserver sa confiance dans les ministres congédiés et s'en prend à l'intrigant Dumouriez*

15 juin 1792

Dumouriez* démissionne et part pour les armées du Nord

16 juin 1792

Les opérations militaires sont suspendues. Dans une lettre à l'Assemblée nationale, La Fayette* dénonce l'anarchie intérieure et l'indiscipline des troupes

17 juin 1792

La section de la Croix-Rouge se présente à la barre de l'Assemblée pour accuser Louis XVI* de trahison.

18 juin 1792

Dérogeant au décret du 15 mars 1790, l'Assemblée déclare que tous les droits casuels sont supprimés sans indemnité. histoire

19 juin 1792

Un décret ordonne le brûlement de tous les titres de noblesse existant dans les dépôts publics.

20 juin 1792

Manifestation populaire aux Tuileries. histoire

21 juin 1792

L'Assemblée interdit toutes réunion de citoyens armés dans son enceinte et la pétition de Dupont de Nemours , en faveur du roi, reçoit 20 000 signatures.

22 juin 1792

Proclamation adressée par Louis XVI* aux Français. TEXTE

24 juin 1792

La section des Quinze-Vingt se présente à la barre de l'Assemblée. Son orateur, Gonchon*, déclare: "On ne cesse de calomnier les citoyens du faubourg Saint-Antoine.. Nous conjurons l'Assemblée nationale de rendre aux vrais amis de la liberté la justice qu'ils méritent".

25 juin 1792

La section des Gobelins fait observer à l'Assemblée : "Au lieu de s'étonner de notre rassemblement, on devait s'étonner de ne point voir encore le glaive de la haute Cour nationale tomber sur la tête des coupables".

28 juin 1792

La section des Tuileries demande à l'Assemblée le licenciement de l'état-major fayettiste de la garde nationale

Quittant l'armée, La Fayette* arrive à Paris pour dénoncer à l'Assemblée l'anarchie qui y règne et l'impunité des "factieux".

30 juin 1792

Il retourne à l'armée. Son effigie est brûlée au Palais-Royale.

1 juillet 1792

La pétition, dite des Vingt Mille, est présentée à l'Assemblée nationale.

Les pétitionnaires prient l'Assemblée "de porter l'oeil le plus sévère sur la conduite des moteurs instigateurs et chefs du rassemblement (du 20 juin), sur celle du maire et des officier municipaux qui ont ordonné d'ouvrir les avenues du château et le château même... d'ordonner que le commandant général [Santerre*, alors commandant de la garde nationale parisienne] soit destitué de ses fonctions comme ayant exposé la sûreté du roi et compromis l'honneur de la garde nationale".

3 juillet 1792

La section du théâtre-Français appelle le glaive de la loi sur la tête de La Fayette*.

6 juillet 1792

Le maire de Paris et le procureur de la Commune sont suspendus de leurs fonctions par l'administration départementale.

7 juillet 1792

L'archiduc François*, neveu de Marie-Antoinette* et futur beau-père de Napoleon, " fanatique ennemi de la Révolution" (Michelet), est élu empereur d'Allemagne.

A l'Assemblée, l'évêque de Lyon, Adrien Lamourette* , dand un élan de réconciliation général, demande à ses collègues de s'embrasser : le baiser Lamourette

8 juillet 1792

La section de Mauconseile réclame le châtiment de la Fayette*.

11 juillet 1792

La patrie est déclarée en danger. TEXTE

13 juillet 1792

Le maire de Paris est réintégré.

Les agents du département de police municipale révèlent l'établissement d'un passage souterrain entre l'hôtel de Brionne où sont caserner les Suisses et les caves du château des Tuileries.


14 juillet 1792

La troisième Fédération est célébrée au Champ-de-Mars.


15 juillet 1792

L'Assemblée nationale ordonne l'éloignement de la capitale des cinq régiments de troupes de ligne.


16 juillet 1792

Une "pétition indivisible" des citoyens de la section des Quatre-Nation de la patrie en danger, en d'autres termes, la punition du roi : le signal est donné du mouvement sectionnaire pour la déchéance de Louis XVI* . Les policiers annoncent l'arrivée à l'hôtel de brionne d'un renfort de deux cents Suisses venus de Courbevoie.

Le procureur de la commune, Manuel*, qui n'a pas été réintégré dans ses fonctions en même temps que le maire Pétion*, vient présenter à l'Assemblée un exposé de sa conduite et reproche aux législateurs de "n'avoir pas puni Louis XVI* sur le champ"


17 juillet 1792

Les fédérés demandent à la barre de l'Assemblée nationale la suspension du roi.

20 juillet 1792

Face à un mouvement populaire qui les déborde, les Girondin se rapprochent du roi.

22 juillet 1792

Début de l'enrôlement pour répondre à la patrie en danger
23 juillet 1792

Manuel* est réintégré dans ses fonctions.


24 juillet 1792

Vergniaud* exhorte l'Assemblée de "ne pas se laisser entraîner dans des mouvements inconsidérés".


25 juillet 1792

Manifeste du duc de Brunswick*. manifeste

Décret ordonnant la permanence des sections

Acte capital, un bond en avant dans la voie révolutionnaire bien qu'accompli sous la pression extérieure TEXTE


26 juillet 1792

Formation d'un comité insurrectionnel des fédérés.


27 juillet 1792

Cédant aux demandes réitérées des sections le corps municipal arrêt qu'il sera établi, sous la surveillance et la direction du procureur de la Commune, un bureau central de correspondance entre les quarante-huit sections.


30 juillet 1792

Les fédérés marseillais arrivent à Paris.

Arrêté pris par les citoyens actifs de la section du Théâtre-Français TEXTE


31 juillet 1792

La section de Mauconseil arrête que, le dimanche 5 août, elle se transportera tout entière dans le sein du corps législatif pour lui signifier qu'elle ne reconnaît plus Louis XVI* pour roi et invite les autres sections et le département à se joindre à elle.

Emission de trois cent millions d'assignats*

1 août 1792

L'Assemblée nationale ordonne à toutes les municipalités du royaume de fabriquer des piques qui seront distribuées à tous citoyens indistinctement, "excepté aux vagabonds, gens sans aveu et personnes notoirement reconnues pour leur incivisme".

Déclaration des citoyens actifs de la section de la Croix-Rouge. TEXTE

3 août 1792

Pétion* vient demander à l'Assemblée nationale au nom de quarante-sept sections, la déchéance du roi.

4 août 1792

L'Assemblée nationale décrète que "tout Français qui aura fait la guerre de la liberté, soit dans les volontaires nationaux, soit dans les troupes de ligne, recevra les droits de citoyen actif"

La section des quinze-Vingts fixe " le terme de la patience populaire" au jeudi 9 août à minuit.

5 août 1792

Les sections ayant répondu à l'invitation de celle de Mauconseil viennet demander à l'Assemblée de déclarer que Louis XVI* n'est plus roi des Français.

6 août 1792

La section de Henry-IV désavoue la pétition du 5 août et dénonce à l'accusateur public l'arrêt de la section de Mauconseil.

Le corps municipal arrête que la garde du roi sera tirée de tous les bataillon de la garde nationale.

7 août 1792

La section de la Place-Royale demande l'enlèvement de toutes les status royales et leur remplacement par des pyramides élevées à la Liberté.

La section des Gravilliers décide que tous les citoyens sont en état de réquisition permanente et qu'il descendront dans la rue dans le cas d'un rappel général.

8 août 1792

L'Assemblée nationale, par quatre cents voix contre deux cents, refuse de décréter d'accusation La Fayette*.

9 août 1792

A vingt heures et quarante-cinq minutes, la commune constitutionnelle est renversée et la commune révolutionnaire formée par les commissaires des sections s'installe à l'hôtel de Ville. A partir de minuit on entend sonner le tocsin. histoire

10 août 1792

A huit heures du matin, la première colonne des insurgés paraît au Carrousel. Le combat commence entre neuf heures trente et dix heures. Vers midi, le château des Tuileries est pris d'assaut (376 insurgés tués) *

Vers neuf heures du matin, la nouvelle commune lance sa première proclamation. TEXTE

L'Assemblée nationale décrète : Le peuple français est invité à former une Convention nationale; le chef du pouvoir exécutif est provisoirement suspendu de ses fonction.

11 août 1792

Les commissaires de la municipalité apposent les scellés au château des Tuileries.

12 août 1792

Le roi et sa famille sont transférés au Temple*.

14 août 1792

A Sedan, La Fayette tente, en vain, d'entrainer son armée contre Paris. Le maire de Strasbourg en fait autant.

15 août 1792

L'Assemblée nationale entend la lecture des pièces trouvées dans le cabinet du roi lors de la journée du 10.

Robespierre*, qui représente à la nouvelle commune la section des Piques (la sienne), vient à la tête d'une députation demander le prompt châtiment des "traîtres et conspirateurs du dix-Août".

16 août 1792

L'armée du Nord bat en retraite. L'ennemi envahit la France.

Le Conseil général de la commune arrête la formation d'un camp retranché sous les murs de Paris.

17 août 1792

Création d'un tribunal spécial pour juger les crimes commis dans la journée du 10. histoire

18 août 1792

Dumouriez* reçoit le commandement de l'armée du Nord.

Les ordres enseignants et hospitaliers sont supprimés. Le calme est rétabli avec difficulté à Carcassonne.

19 août 1792

La Fayette* se rend aux Autrichiens qui le mettent en prison.

Les Prussiens, avec Brunswick* à leur tête, pénétrent en France

20 août 1792

Les Prussiens, mettent le siège devant Longwy, Kellerman* remplace Luckner* comme commandant de l'armée de l'Est.

22 août 1792

La Commune demande une révolution linguistique : "citoyen" remplace désormais "Monsieur"

En Vendée, huit mille paysans, aux cris de vive le roi, s'emparent de Châtillon-sur-Sèvre. histoire

23 août 1792

Longwy capitule. la population n'a pu résister au bombardement

24 août 1792

La Commune arrête que "tout homme qui refusera de se faire inscrire ou enrôler dans sa section sera regardé comme un mauvais citoyen et son nom sera affiché".

25 août 1792

Suppression sans indemnité de tous les droits féodaux et de toutes les redevances seigneuriales.

26 août 1792

Tous ecclésiastiques insermentés ou ayant rétracté leur serment sont tenus de quitter la France dans un délai de quinze jours.

28 août 1792

L'Assemblée nationale ordonne des visites domiciliaires dans toutes les communes de France pour connaître la quantité de munitions, d'armes et de véhicules chez chaque particulier.

Les travaux du camp de Paris commencent.

30 août 1792

Verdun, dernière place forte avant Paris, es assiègé par les prissiens. A Paris où sous le choc de la prise de Longwy, la peur grandit, les barrières sont fermées et les suspects arrêtés. le gouvernement pense à quitter Paris.

Un décret de l'Assemblée nationale sur la proposition de Roland* et des Girondins demande la suppression de la commune du Dix-Août. histoire

31 août 1792

L'Assemblée annule son décret de la veille. Incitent à l'Union plutôt qu"a la division.

1 septembre 1792

Verdun se rend aux Prussiens. suite à la demande de capitulation de la municipalité, malgré le refus du commandant Beaurepaire qui se suicide

2 septembre 1792

Danton* , l'homme de la patrie en danger, déclare, en apprenant que verdun est assiégé :"Messieurs, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée", deux heures après le tocsin sonne car la Commune a décidé de lever une armée de 60 000 homme, c'est dans ce climant de fièvre que les massacres de prisonniers ont lieu

Massacres dans les prisons de Paris. histoire

3 septembre 1792

L'Assemblée nationale invite les bons citoyens à se rallier à elle "plus que jamais" et à contribuer par tous les moyens au rétablissement de la tranquillité publique. Tous ceux qui ne marcheront pas à l'ennemi sont tenus "de concourir de leur personne aux travaux relatifs aux fortifications de Paris".

Massacres en série dans les prisons de Parisiennes. histoire

Massacres de Mme de Lamballe* . histoire

4 septembre 1792

Thionville est assiégé par l'armée des émigrés, mais résiste ainsi que Metz. Le conseil exécutif autorise la réquisition de grains pour l'armée

L'Assemblée jure "la haine éternelle à la royauté".

Des prostituées égorgées à la Salpêtrière. histoire

5 septembre 1792

Fin des massacres dans les prisons parisiennes.

8 septembre 1792

L'Assemblée nationale décrète que "les originaux des pétitions dites des 8.000 et des 20.000 et autres semblables" seront brûlés.

9 septembre 1792

Massacre des prisonniers d'Orléans qui attendaient le jugement de la Haute Cour et dont le transfert à Versailles avait été décrété par l'Assemblée nationale.

10 septembre 1792

Réquisition de tous les objets de culte en métal précieux.

L'épreuve de force se poursuit entre la Commune et l'Assemblée législative histoire

12 septembre 1792

Les familles des émigrés doivent entretenir chacune deux volontaires.

14 septembre 1792

Les troupes françaises se retirent sur Châlons-sur-Marne.

Philippe d'Orléans* change de nom et devient Philippe-Egalité

16 septembre 1792

Le garde-meuble de la Couronne est cambriolé.

Orléans, émeute (discore de Jacques Alexis Thuriot de la Rozière le 27 septembre)

18 septembre 1792

Vergniaud* s'en prend à la Commune qui est cassée le lendemain, Pétion* retrouve ses fonction

19 septembre 1792

Institution des carte civique délivrées par les section. Le domicile privé du citoyen est déclaré inviolable "d'un soleil à l'autre".

Ordre de transporter au Louvre les tableaux et autres objets d'art qui se trouvent dans les résidences ci-devant royales.

Dumouriez* , général en chef, installé à Sainte-Menehould, reçoit les renfort de l'armée de Kerllerman* , arriveé de Metz à marche forcée.

20 septembre 1792

La bataille de Valmy. histoire

La Convention nationale se déclare constituée et élit sont président, Pétion*.

Convoquée pour donner une nouvelle constitution à la France, la Convention nationale a été nommé par le suffrage universel à deux degrés (assemblée primaire, assemblée électorales). Elle était composée de 749 députés, plus 298 suppléants. Elle comptait parmi ses membres 270 anciens députés dont 8 Constituants et 181 Législateurs. On y rencontrait 29 ci-devant nobles (dont le duc d'Orléans, 8 marquis 9 comtes, i vicomte et 1 baron prussien). Le clergé était représenté par 16 évêques constitutionnels, 29 prêtres ou moines, 10 ministres protestants. 371 députés assistèrent à l'ouverture de la séance, mais pour l'élection du président il n'y eut que 253 voix.

Le divorce est désormais autorisé histoire

21 septembre 1792

Première séance publique de la Convention. Elle déclare à l'unanimité que la royauté est abolie en France. Elle

Place les personnes et les propriétés sous la sauvegarde de la nation et ordonne que les contributions publiques seront perçues et payées comme par le passé.

La séance allais être levée quand Collot d'Herbois* déclara qu'il y avait une décision à prendre " que vous ne pouvez pas différer un seul instant sans être infidèles au veux de la nation : c'est l'abolition de la royauté". Le mot république n'a pas été prononcé. Il le sera à la séance du demain.

22 septembre 1792

La Convention décrète, sur la nation de Billaud-Varenne*, que tous les acte publics porteront dorénavant la date de l'an premier de la République française. histoire

Paris à la Concention le discour du minitre de l'interieur Roland discour

23 septembre 1792

Les troupes françaises entrent dans la Savoie. histoire

25 septembre 1792

La République française est déclarée "une et indivisible". L'exercice des fonctions de représentant du peuple est estimé incompatible avec toute autre fonction. La Haute Cour d'Orléans est supprimée.

29 septembre 1792

Les Français occupent le comté de Nice. histoire


1 octobre 1792

La Convention crée une commission dit des Vingt-Quatre, chargée d'inventorier et d'examiner les documents recueillis lors de la journée du 10 août.

L'armée du duc de Brunswick* évacue la Champagne.

2 octobre 1792

La Convention transforme le Comité de surveillance crée par l'Assemblée législative (supra à la date du 25 novembre 1791) en Comité de sûreté générale et de surveillance (30 membres au lieu de 21, plus 15 suppléants) et fixe ses attributions. ATTRIBUTIONS

4 octobre 1792

Les Français occupent Worms.

7 octobre 1792

Les Autrichiens se retirent sur la Belgique.

9 octobre 1792

La Convention décrète : "Les émigrés pris les armes à la main seront livrés à l'exécuteur dans les vingt-quatre heures et mis à mort".

10 octobre 1792

Exclusion de Brissot* du club des Jacobins; il conseille aux Girondind de ne plus s'y rendre, laisant le champ libre aux Montagnards

11 octobre 1792

La convention nomme, à la demande de Cambon* , un comité de constitution, formé de neuf membres, tous Girondins (Sieyès*, condorcet* , l'Anglais naturalisé Thomas Paine* ; Brissot* , Pétion* ; Barère*, Vergniaud* ; Gensonné* ). Seul danton ne l'est pas.

14 octobre 1792

Les Prussiens évacuent Verdun.

15 octobre 1792

La croix de Saint-Louis est supprimée. histoire

16 octobre 1792

Le député de l'Yonne Bourbotte* demande à la Convention que Louis XVI* soit condamné à la peine de mort. DETAIL

19 octobre 1792

Les travaux du camp de Paris sont arrêtés.

21 octobre 1792

Les troupes françaises entrent à Mayence. histoire

22 octobre 1792

Les Prussiens évacuent Longwy.

L'Assemblé nationale des Allobroges, club et non assemblée élue, demande le rattachement de la Savoie à la France. Nice fait de même.

23 octobre 1792

Les Français entrent à Francfort.

24 octobre 1792

Ils envahissent la Belgique.

Emission de quatre cents millions d'assignats*

25 octobre 1792

Danton*, qui a essayé de se faire oublier par la Gironde, se fait vertement reprendre au sujet des comptes qu'il n'a toujours pas pu fournir.

27 octobre 1792

Dumouriez entre en Belgique : la France envahit à son tour !

6 novembre 1792

La bataille de Jemmapes. histoire

A la Convention, au nom de la commission des Vingt-quatre, le député Valazé donne lecture de son rapport "sur les crimes du ci-devant roi, dont les preuves ont été trouvées dans les papiers recueillis par le comité de surveillance de la commune de Paris"

7 novembre 1792

Mailhe* présente au nom du comité de législation de la Convention nationale un rapport sur le jugement de Louis XVI*.

Les troupes françaises entrent à Mons.

9 novembre 1792

Le général Montesquiou* , libérateur de la Savoie, est destitué et mis en accusation pour avoir traité sans autorisation avevec la république de Genève

13 novembre 1792

Ouverture des débats sur le procès de Louis XVI*. histoire

14 novembre 1792

Les troupes française entrent à Bruxelles. histoire

18 novembre 1792

La Convention déclare qu'elle accordera fraternité et secours à tous les peuples qui veulent recouvrer leur liberté.

Le serrurier Gamain dénonce au ministre de l'Intérieur, Roland*, le secret de l'armoire de fer que Louis XVI* avait fait construire dans un appartement des Tuileries.

20 novembre 1792

Informée par Roland* de la découverte, la Convention nomme une commission de douze membres pour inventorier les pièces de l'armoire de fer.

21 novembre 1792

Emission de six millions d'assignats*

22 novembre 1792

Troubles ruraux en Beauce, puis dans les départements voisins dûs à la taxation des grains.

27 novembre 1792

La Convention décrète que la Savoie formera le quatre-vingt-quatrième département, sous le nom de département du Mont-Blanc. histoire

28 novembre 1792

Les armées françaises continuent leur conquête de la Belgique en entrant dans Liège

Emeute à Tours à propos des grains.

29 novembre 1792

Le tribunal du 17 août est supprimé. Ses fonctions cesseront le 1er décembre. Les procédures commencées seront transmises aux tribunaux ordinaires.

30 novembre 1792

Un décret de la Convention ordonne de dépôt sur le bureau et l'impression de tous les discours relatifs au procès de Louis XVI*.
Entrée des Français à Anvers

1 décembre 1792

La Convention décrète la peine de mort contre ceux qui proposeraient d'établir la royauté en France ou tout autre pouvoir attentatoire à la souveraineté du peuple

6 décembre 1792

Bourbotte* propose de décréter la comparution du roi à la barre de la Convention. Celle-ci institue une commission de vingt et un membres chargée de présenter "l'acte énonciatif des crimes dont Louis Capet* est accusé". histoire

7 décembre 1792

Mme Roland accusée de complot royaliste

10 décembre 1792

Robert Lindet* présente, au nom de la commission des vingt et un, l'acte énonciatif demandé par la Convention.

11 décembre 1792

Louis XVI* paraît à la barre de la Convention. acte d'accusation

12 décembre 1792

Louis XVI* Nomme ses défenseurs.

14 décembre 1792

Emission de trois cents millions d'assignats*

15 décembre 1792

Il est prescrit aux généraux de proclamer la souveraineté du peuple dans les pays occupés par l'armée française.

16 décembre 1792

La Convention décrète la peine de mort contre quiconque proposerait de rompre l'unité de la République.

17 décembre 1792

Sur la demande de Malesherbes* et de Tronchet*, défenseurs de Louis XVI* , la Convention autorise la nomination de l'avocat Raymond de Sèze* comme son troisième conseil. défense

26 décembre 1792

Second comparution de Louis XVI* à la barre de la Convention. De Sèze* donne lecture de la plaidoirie achevée par lui pendant la nuit de la veille sous les yeux du roi. place à la défense

29 décembre 1792

La Guadeloupe se veut républicaine histoire

30 décembre 1792

Une délégation de la diète polonaise vient demander l'aide de la France à la Convention.

31 décembre 1792

Marat* dénonce à la Convention les intrigues de Dumouriez* qui, quittant l'armée, vient d'arriver à Paris, "appelé par les chefs de la faction Roland*".

1789 1790 1791 1792 1793-An II 1794-An III 1795-An IV 1796-An V 1797-An VI 1798-An VII 1799-An VIII

Le 4/03/2002