Vivre libre ou mourir!

Pontivy le 19 janvier 1790

Après la messe, Mareau, l'un des chefs de la jeunesse patriote rennaise, s'est dirigé vers l'autel. Il a posé son sabre d'artilleur sur la pierre sacrée et a prononcé ces mots : " Nous jurons de rester à jalais unis par les liens de la plus étroite fraternité et de prendre au premier signal de danger pour cri de ralliement de nos phalanges armées : Vivre libre ou mourir!" La formule résume ce que ressentent les 200 jeunes gardes nationaux bretons et angevins réunis à Pontivy pour y célébrer leur Fédération. Ils ont à coeur de défendre les nouveaux mots d'ordre issus de la Révolution. "Protection puisante de la liberté", leur coalition " en fixera les limites, en corrigera les abus et délivrera des horreurs de l'anarchie, fléau plus à craindre cent fois que le despotisme!"