Les hébertistes sont conduits à la guillotine

Paris le 24 mars 1794

Le plus grand désarroi régne chez les patriotes parisiens. Ils ne savent plus à qui faire confiance après la mort des Hébertistes, accusés d'avoir trompé le peuple. Une foule nombreuse était venue assister à ces exécutions. Elle n'a pas hésité à huer Hébert, qui était tellement chancelant qu'il a fallu le soutenir pour l'aider à monter sur l'échafaud. Livide, Ronsin faisait preuve d'un remarquable courage. Quant à Cloots, il a tenu à être guillotiné le dernier. Les Hébertistes Ronsin et Vinvent, ainsi que leur chef, ont été convaincus de pires trahisons au cours de leur procès. Il est vrai que pour obtenir une condamnation à mort, le Tribunal révolutionnaire n'a reculé devant aucun procédé. Sous prétexte que certains d'entre eux entretenaient des liens personnels, avec quelques intrigants, il a mêlé plusieurs affaires. Les principaux inculpés ont été jugé en même temps que le banquier Kock, les finances Pereyra, Proly et Dubuisson, tous agents au service des puissances ennemies et compromis dans la trahison de Dumouriez ou dans des scandales financiers. Pour la circonstance, on avait ajouté à cette bande des simples suspects, comme la femme du général Quétineau ou le gouverneur de Pondichéry, Laumur. On y avait aussi mêlé des patriotes ultras, en particulier le militant sectionnaire Lecler, du ministre de la guerre, Le Prussien Cloots "ami du genre humain", se trouvait lui aussi sur le banc de accusés pour tenté de sauver une émigrée. Toujours digne, il s'est écrié qu'il ne voulait par être confondu avec des "brigands". A la lecture du verdict, Momoro a eu un dernier cri : "On m'accuse, moi qui ait tout donné pour la Révolution!" Mais son courage importait peu au juges. La sentence de mort était définitive.