Chaque camp se prépare à l'affrontement

Paris le 31 aout 1797

Les républicain s'arment, et les royalistes aussi.Violant le périmètre constitutionnel au-delà duquel les militaires n'ont pas le droit de pénétrer, les généraux républicains Augereau et Chérin ont fait entrer cinq à six mille soldats dans la capitale ainsi que des fusils et des canons. Ils ont également autorisé des officiers réformés pour jacobinisme à revenir dans Paris. Ceux-ci s'appliquent à chasser les "collets noirs" royaliste. Car on est aussi sur le qui-vive dans le camp adverse. La plupart des monarchistes constitutionnels hésitent encore à s'engager dans un conflit ouvert avec le Directoire, et les modérés comme Thibaudeau tentent de caller les esprits. Mais d'autres sont décidés à passer à l'action, notamment dans l'entourage de Pichegru. Willot a recruté plusieurs milliers de jeunes volontaires dévoués à la cause monarchiste, qui sont prêts à marcher sur le Luxembourg. Grâce à l'argent fourni par l'Anglais Wickham, D'André s'est procuré des armes. Le Directoire multiplie les messures de consiliation pour éviter d'être pris de vitesse par la droite et parce qu'il ne fait confiance ni à Carnot ni à Letourneur, susceptibles de trahir. Ainsi, il n'a pas protesté contre la loi sur la garde nationale dont les royalistes espèrent faire usage pour un coup d'Etat. Il reste que le choc est imminent.