Avec Stofflet, la Vendée perd un chef

 

Angers le 25 février 1796

Deux jours auront suffi pour le juger et exécuter la sentence. Arrêté en pleine nuit à la ferme de la Poitevinière, sans doute à la suite d'une trahison, Stofflet a été aussitôt conduit à Angers où il vient d'être fusillé. Ainsi disparait un des chefs historiques de l'insurrection vendéenne. Ancien garde-chasse du comte Colbert de Maulévrier, il fut l'un des premiers à encadrer les bandes de paysans qui prirent les armes lors du grand soulévement de mars 1793. Malgré sa rudesse, ses qualités militaires avaient vite valu à ce roturier de devenir l'un des généraux de la grande armée catholique et royale. Ayant réusi à repasser la loire à la fin de la "virée de Galerne" en 1794, il avait ensuite mené une guerre de harcèlement dans les Mauges, tandis que Charette, avec lequel il n'avait jamais vraiment réussi à s'entendre, faisait de même dans le Marais.