Barère s'est évadé

Sainte le 28 octobre 1794

L'obsurité de la nuit invoquée par le Moniteur ne suffit pas à expliquer l'evasion de Barère de sa prison de Sainte. ses complices éventuels sont trop nombreux. Le geôlier et les autorités munucipales, qui n'ont rien vu ni entendu, ses amis hollandais les frères Wanderkand, qui ont fourni l'échelle de corde et percé le mur de sa cellule, ce garçon qui venait tous les matins chanter le reveil du peuple devant sa prison sa tendre amie Mme de Guibert, sans oublier son cousin Hector qui le cache maintenant chez lui, tous semblent s'être mis au service du "gentil Barère". La Convention avait déjà fait beaucoup en séparant son cas de celui de Billaud-Varenne et de Collot d'Herbois, déportés en mai dernier. En l'aidant à s'évader la veille de sa déportation en Guyane, ses amis ont empêché les autorités de commettre une nouvelle injustice envers lui.