Fouché échappe de peu à l'arrestation

Paris le 12 août 1794

Avec Fouché on doit toujours s'attendre à des surprises:  une fois de plus, il n'a pas déçu. Le sort du terroriste paraissait pourtant réglé lorsque, le 9 août, l'Assemblée a décrété son arrestation et sa déportation en Guyane. La "guillotine séche" était assurée. Mais Fouché qui avait disparu, n'a pas jugé bon de se faire oublier longtemps. Dès ce matin, une lettre de sa main est parvenue à l'Assemblée, Magnanime, il accepte de passer sur l'ingratitude de ses collègues, mais, subtilement menaçcant, il lie leur avenir au sein et, rappelant leur passé commun, renvoie chacun d'eux aux souvenirs d'une époque agitée. Sereinement exprimées, ces menaces ont effrayé l'Assemblée, et Fouché a conservé sa liberté.