Stofflet reconnaît enfin la République

Maine-et-Loire le 2 mai 1794

Le plus irréductible des chefs vendéend a enfin accepté de reconnaitre la République, lui qui s'était pourtant écrié "Audiable la République et Charette!"  lorsque ce dernier avait conclu la pacification de La Jaunaye avec les bleus, en février. Entretenu dans sa fureur par son conseiller, l'abbé Bernier,  le farouche garde-chasse Stofflet avait continué le combat. Traqué par le général Canclaux, il avait bénéficié de la neutralité bienveillante de Charette. Aujourd'hui isolé à Saint-Florent, il a finalement dû s'incliner. Parmi les clauses d'accord, il a pris soin de stipuler que son ancien maitre, le comte de Colbert, sera autorisé à revenir et réintégrera tous ses biens.