Rafle antijacobine chez les Lyonnais

Lyon le 24 avril 1794

Le représentent en mission dans la ville ne répond plus de rien. Dans sa lettre adressée ce matin à la Convention, il fait état des graves événements qui se sont produits hier. Sur ordre du Comité de sûreté générale, il avait pris "toutes les mesures nécessaires pour faire désarmer sans délai les hommes connus dans leurs sections comme ayant participé aux horreurs commises sous la tyrannie précédant le 9 thermidor. La police a donc procédé par surprise à des visites domiciliaires et perquisitionné chez tous les "terroristes". Parmi ces suspects, beaucoup ont été bientôt relâchés, faute de preuves. Néanmoins, la population ne contient plus sa colère et entend procéder elle-même à leur lynchage. Des rassemblements ont eu lieu autour des trois prisons et, malgré le doublement des postes de garde, la foule menaçante a crié vengeance contre les "tyrans jacobins". Il faut à tout prix éviter un mouvement contre les maîtrisé. Dans un tel contexte, la missive de Boisset est un appel au secours. Mais les députés sont-il pas déjà trop tard?