La liberté des cultes et reconnue

Paris le 21 février 1794

Une page est tournée. Le décret qui a été voté par la Convention rétablit en effet la liberté des cultes, sans en excepter le catholicisme romain. En présentant le texte de son projet, Boissy d'Anlas a bien présidé qu'il n'éprouvait uncune sympathie pour les " dogmes absurdes" de cette religion, mais il a souligné que la persécution pratiquée sous la Terreur par "des homme féroces contre les hommes égarés" n'avait souvent abouti qu'a ranimer la ferveur des fidèles. "Gardez-vous bien de faire pratiquer avec enthousiasme dans des souterrains ce qui se pratiquerait avec indifférence et même avec ennui dans une maison privée". Son décret instaure une complète séparation entre l'état et les église: non seulement l'Etat ne salarie aucun ministre de culte, mais ni  lui ni les municipalités ne fournissent de locaux aux adeptes de ces religions. A cette neutralité absolue de la puissance publique doit répondre la plus grande discrétion dans l'exercice des différents cultes. Les inscriptions extérieures et les convocations publiques par le carillon des cloches sont strictement interdites. En revanche, l'Etat est responsible de la tranquillité et de la sécurité des cultes: quiconque troublera le déroulement d'une cérémonie sera déféré devant le tribunal correctionnel. Mesure d'apaisement, le rétablissement de la liberté des cultes était devenu inévitable depuis que des initiatives avaient été prises en ce sens pour pacifier la Bretagne et la Vendée. leur très grand impact sur l'opinion a poussé l'Assemblée à satisfaire les espoirs d'une majorité de Français.