Accord de paix entre Bleus et Blancs

Loire-Inférieure le 17 février 1794

Les Vendéens n'ont pas perdu au change. Ils reconnaissent la République, et celle-ci leur accorde en échange la liberté de culte, l'abolition de la conscription, le droit d'armer une milice en partie soldée par l'Etat, ainsi que de substantielles indémnités. Commencées il y a cinq jours au château de la Jaunaye près de Nantes, les négociations ont abouti à un résultat don't Charette peut s'enorgueillir à double titre : les Bleus, en concluant ce traité avec lui, l'ont considéré comme le principal leader des Vendéens. De plus, il est fier de ses succès galants. Les premiers contacts avaient été noués de façon bien romanesque. Deux femmes avaient joué alors les intermédiaires, la propre soeur de Charette et l'une belle de ses amies. Cette dernière, une belle créole répondant au nom de Madame Gasnier-Chambon, est une relation du représentent républicain Ruelle. Ell a tellement plu au fringant chevalier que celui-ci a accepté d'entrer en pourparlers avec ses ennemis.