Gracchus Babeuf sous les verrous

Paris le 7 février 1794

Le tribunal du peuple ne sera pas resté libre longtemps. Cette fois, Babeuf est accusé d'avoir attaqué le gouvernement dans les colonnes de son journal. Après avoir approuvé la chute de Robespierre, il s'était montré favorable aux Thermidoriens. Mais très vite, il s'était mis à critiquer ouvertement leur politique et avait proclamé la cessité d'un gouvernement vraiment révolutionnaire. Depuis janvier, un mandat d'arrêt était lancé contre lui. Il avait alors pris la fuite, tandis que sa femme était incarcée. La police espérait ainsi l'obliger à se rendre. En vain. Il vient seulement d'être retrouvé et il a été mené aussitôt à la prison des Orties.