Dumouriez tente de se disculper

Hambourg janvier 1794

Certaines trahisons sont difficiles à justifier. Cela n'a pas empêché Dumouriez, ex-général de la République, d'essayer d'expliquer publiquement sa conduite. Il n'a rien fait d'autre, affirme-t-il, que d'oeuvrer pour le bien de son pays: s'il a été obligé de traîter avec Vienne, c'est parce que seuls les Autrichiens auraient pu rétablir la monarchie en France. A cet égard, le comte de Provence est encore, selon lui, la meilleure chance pour un pays plongé dans la tourmente révolutionnaire. C'est l'idée que l'ancien général de l'armée du Nord tente de développer dans ses Mémoires qu'il a fait paraître sous le titre de Campagnes du général Dumouriez dans la Champagne et la Belgique. Mais parviendra-t-il à faire oublier que c'est tout de même lui qui a livré aux Autrichiens le ministre de la guerre, Beurnonville, maintenant prisonnier à Vienne depuis près de deux ans?