A Lyon, la répression tourne au massacre

Lyon le 4 décembre 1793

Approvisionnée par la Commission de justice populaire, la guillotine n'allait pas assez vite. Déjà, pour n'avoir pas voulu appliquer dans toute sa rigueur le terrible décret du 12 octobre prévoyant la destruction de Lyon, Couthon avait été rappelé à Paris le mois dernier. Fouché et Collot d'Herbois, qui le remplacent, n'ont pas ses scrupules. Ce matin, soixante-quatre prisonniers ont été mitraillés au canon sur l'esplanade des Brotteaux. "Je voudrais que ce jour de justice soit un jour de fête", avait écrit le président de la Commission aux représentants. Les dragons ont mis deux heures à achever les blessés.