Grave échec des Vendéens à Cholet

Cholet le 17 octobre 1793

"La Vendée n'est plus!" L'euphorie de la victoire a certes poussé les représentants en mission à sous-estimer le danger que représente encore l'armée catholique et royale, mais celle-ci vient de subir une défaite d'une ampleur sans précédent. Après l'échec de leur offensive mal coordonnée de septembre, les Bleus ont cette fois fait converger trois armées vers Mortagne et Cholet, au coeur du pays insurgé. Après un premier engagement le 15, au cours duquel Lescure a été grièvement blessé, les Blancs ont évacué Cholet et se sont retirés à Beauprèau, au nord, non loin de la Loire. Là, les dissensions entre les chefs ont aggravé la situation, Talmont et Donnissan souhaitant faire traverse la Loire à l'armée, les autres affirmant que ce serait folie de quitter la Vendée. On a finalement décidé que le gros de l'armée retournerait affronter les Bleus devant Cholet, tandis qu'un détachement de quatre mille hommes établirait une tête de pont au nord du fleuve, en vue d'une éventuelle retraite. Fatal compromis : les bataillons envoyés sur la Loire ont cruellement fait défaut à l'armée vendéenne. A l'issue d'un combat longtemps indécis, les Bleus, brillamment commandés par Kléber, ont fini par mettre l'ennemi en déroute. Bonchamps et d'Elbée, deux des chefs vendéens les plus populaires, ayant été tous deux gravement blessés, leurs hommes, pris de panique, se sont débandés.