L'armée des fédéralistes normands est mise en déroute

Pacy-sur-Eure 13 juillet 1793

La déconfiture des fédéralistes est compléte. La vue de quelques détachements armés, composés d'hommes levés en hâte dans les sections parisiennes, a suffi à les faire reculer sans qu'on ait à déplorer de victimes. Ces troupes si rapidement défaites constituaient l'avant-garde de l'armée organisée par Wimpffen, l'ancien commandant en chef de l'armée des Côtes-de-Cherbourg qui a rallié la cause des Girondins réfugiés à Caen après le 2 juin. Leur commandant avait été confié à Puisaye, un autre officier également passé dans le camp des adversaires de la Convention. La piteuse déroute d'aujourd'hui est significative. A moins de faire alliance avec les royalistes, ce qui parait exclu, les Girondins n'ont guère de chance de libérer la capitale de la tyrannie jacobine.