Les Vendéens ont enfin trouvé un chef

Paris le 12 juin 1793

Plutôt que d'être sous les ordres de l'un d'entre aux, les généraux nobles des armée d'Anjou et du haut Poitou, réunis à Saumur, ont préféré placer à leur tête un roturier. Jacques Cathelineau a ainsi été élu généralissime de l'armée catholique et royale. A maintes reprises, l'absence d'un commandement unique s'était fait cruellement sentie. Souvent déchirés par leurs rivalités, les chefs vendéens ont préféré s'entendre sur le nom du voiturier du Pin-en-Mauges. D'ailleurs, en un Temps où tout le monde a "la tête tournée par l'égalité", n'était-il pas de bonne politique de prendre pour chef un simple villageois? En revanche, les généraux n'ont pu s'entendre sur la stratégie à suivre. Afin de ne laisser aucun repos à l'ennemi, La Rochejaquelein voulait marcher immédiatement sur Paris. Il lui a cependant été objecté que jamais les paysans n'accepteraient de se battre si loin de chez eux, et le projet a ainsi été rejeté.