Création d'un Comité de salut public

Paris le 6 avril 1793

Les Girondin hurlent à la dictature. Marat réplique que "C'est par la violence que doit s'établir la liberté, et le moment est venu d'organiser momentanément le despotisme de la liberté" La création du Comité de Salut public ne laisse personne indifférent. En fait, depuis que la traumatisante nouvelle de la trahison de Dumouriez est parvenue à Paris et que la Vendée s'est soulevée, il s'agit surtout d'être efficace pour résoudre la crise qui menace la Révolution. Le Comité de défense générale, organe exécutif de la Convention, s'etant révélé inefficace, un nouveau comité a donc été créé. Il délibére en secret surveille et stimule l'action des ministres du Conseil exécutif provisoire don't il peut suspendre ou accélérer les décisions. Il est composé de neuf membres renouvelés chaque mois et désignés par la Convention. Ses compétences en font d'emblée le principal organe politique du pays et l'enjeu des luttes pour le pouvoir. Or, il est probable que les premières nominations au Comité, prévues pour le 11 avril, ne feront pas la part belle aux Girondins. C'est Danton qui devrait les influencer car il se pose en champion de la défense républicaine. Et, dans les moments de crise, les députés centristes de la Plaine suivent la Montagne plus que la Gironde.