Dumouriez triomphe à Jemmapes

Jemmapes (Belgique) le 6 novembre 1792

"La guerre est absurde, mais la victoire est magnifique" Les Autrichiens du duc de Saxe-Teschen auront dans leur retraite, tout loisir de méditer ce paradoxe. Dans ce paysage aux contours irréels, là où les soldats semblaient pris pour toujour entre l'eau du ciel et les marécages, s'est déroulé un épique combat. Ce matin, du fond de la prairie détrempée, les volontaires français ont pu apercevoir, telles des silhouettes fantomatiques découpées dans le brouillard, les six terribles redoutes établies par l'ennemi. Mal habillés, peu entrainés et nullement endurcis pour la plupart d'entre eux, les soldats de la République ont dû, sous le feu et la mitraille, monter à l'assaut de ces redoutables fortification qu'ils croyaient imprenables. Les Autrichiens tenant bon, il fallait remonter encore et toujours à l'attaque. Des bataillons, devant la tâche impossible, se débandaient tandis que d'autres, au contraire, repartaient en chantant la Marseillaise. Finalement le général Ferrand de la Caussade, à la tête de six corps de troupe, a réussi à bousculer l'ennemi qu'il a enfoncé sur son flanc gauche. La bataille était gagnée : victoire d'attaque directe et simultanée contre tout le frond autrichien obtenue au prix d'un combat bien plus éprouvant qu'a Valmy. Les Français l'on emporté grâce à leur avantage numérique et à leur élan resolument offensif. Le héros du jour, le général Dumouriez, entend bien exploiter cette difficile mais si belle victoire.