La Commune est déclarée illégale par l'Assemblée

Paris le 30 août 1792

Lassée de subir les pressions de la Commune insurrectionnelle, L'Assemblée en a décrété la dissolution. Même les démocrates les plus avancés étaient furieux des humiliations que subissaient quotidiennement les députés. La mesure a été comble lorsque la municipalité provisoire a voulu traduire à la barre le journaliste Girey-Duprè, ami de Brissot, qu'elle accuse d'avoir attaqué le conseil général de la Commune. Le patriote français, feuille girondine, traitait hier les commissaires municipaux d'intrigants et les déclarait coupables de vouloir instaurer un "despotisme plus dur et plus haineux encore que le despotisme monarchique". Les députés ont donc décidé d'en finir en sommant les commissiares municipaux de prouver la légalité de leurs pouvoirs, sous peine d'être considérés comme des usurpateurs, et en ordonnant aux sections d'élire de nouveaux délégués à la Commune. Désormais, la lutte est engagée. Mais l'Assemblée se donnera-t-elle les moyens de briser sa rivale?