Le pays vendéen en effervescence

Châtillon-sur-Sèvre le 22 août 1792

Ce matin encore, la garde nationale est arrivée trop tard. Quand ils sont entrés dans la ville, le lieutenant Boisard et ses homme ont trouvé l'hôtel du district saccagé et, dans la cour de celui-ci, encore fumantes, les archives administratives don't les insurgés, conduits par un sertain Baudry d'Asson avaient  fait un feu de joie. Au loin, sur la route de Bressuire, on voyait s'étirer l'arrière-garde de la troupe de huit mille paysans qui, depuis trois jours, armée de fourches, de faux et de quelques mauvais fusils, parcourait le pays en s'attaquant aux représentants du nouvel ordre politique. Leur équipée a pris fin ce soir: rattrapés par Boisard, qui n'a pas hésité à faire usage du canon; les hommes de Baudry d'Asson ont été acculés devant Bressuire qui avait eu le temps d'organiser sa défense en ameutant les gardes nationaux des petites villes environnantes.