La Fayette lâche les Brissotins

Paris, 23 mai 1792

La Cour trahit. Et cela depuit que la France est en guerre avec l'Autriche. Aujourd'hui, vergniaud et Brissot ont dénoncé cette forgaitue à l'Assemblée. Ils parlent d'un "comité autrichien" qui négocierait avec l'emprereur depuis les Tuileries pour formenter la contre-révolution grâce à l'aide de l'étranger et des chefs de l'armée française. Cette accusation vise aussi La Fayette qui serait complice de la trahison. Il est vrai que ce général est devenu un spécialiste des intrigues politiques. Ne dit-on pas qu'il a des ambission dictatoriales? Le Jacobin Chépy l"a assuré à Brissot : La Fayette a envoyé le 16 un émissaire secret à Mercy-Argenteau, l'ambassadeur autrichien. Il aurait proposé à Vienne de suspendre les opérations armées pour le laisser pivoir personnel. On comprend que les Girondins soient exaspérés. Ils ont cru un moment pouvoir compter sur le soutien de La Fayette. Mais ce dernier s'est depuis peu rapproché des Feuillants en se réconciliant avec Duport le 13 mai. Il était furieux de ne pas avoir été consulté par les Brissotins lors de la nomination de Servan au ministère de la Guerre. Le 21 mai, il a alors adressé à Roland, ministre de l'inteérieur, une refusait de reconnaître l'autorité du gouvernement. La rupture entre Brissot et lui est consommée.