La Fayette veut une "terreur salutaire" contre le régiment de Châteauvieux

Paris le 16 août 1790

"L'affaire de Nancy" n'a déjà que trop duré. Le grand général, le héros des deux mondes. La Fayette, est bien décidé à rétablir l'ordre. La garnison de Nancy se soumettra et paiera pour sa révolte. Il en va de l'existence même de l'armée, tant il est vrai que les derniers événements ne laissent pas d'être particulièrement inquiétants. Depuis le mois de mai, la majorité des soldats en garnison à Nancy, entrainés par la garde nationale et les Jacobins, réclamaient à leur supérieurs d'être mieux traités et payés plus régulièrement. En vain. Le fossé se creusait chaque jour davantage avec des officiers arrogants et hostiles à la Révolution. Une simple punition infligée à un soldat du régiment de Châteauvieux, banale en d'autres circonstances, allait mettre le feu aux poudres. Prenant fait et cause pour leur camarade, l'ensemble des soldats confisquait alors les caisses des régiments. cette appropriation de la solde a provoqué l"moi de l'Assemblée. Après de longues discussion, chacun s'est rangé à l'avis de La Fayette. Le retour de la discipline passera par "une terreur salutaire", comme en témoigne le décret pris ce jour : aisi seront déclarés coupables de crimes de lèse-nation et punis de mort ceux qui auront excité la révolte. Le Comité militaire a chargé le marquis de Malseigne, maréchal de camp et gouverneur de la province d'aller, sous convert de la médiation rétablir l'ordre.