La France a besoin de 250 000 soldats

Paris le 29 juillet 1790

L'euphorie de la Révolution ne fait pas oublier aux députés la défense du pays. Depuis six mois, ils discutent avec passion de l'importance des effectifs et de la nature des troupes dont devra se composer l'armée. L'abolition de la vénalité des grades et la possibilité d'accéder à la sous-lieutences pour les roturiers ont ouvert à la fois les rangs de l'armée et les débats. De nouveau, le comte de Latour du Pin, ministre de la guerre, a défendu son projet. A la tribune de l'Assemblée, il a exposé que la défense des frontières exigerait 250 000 hommes, pouvant être rmenés à 150 000 en temps de paix. Mais Lameth, au nom du Comité militaire, estime qu'une réserve de 50 000 homme pour un effectif de paix de 150 000 hommes suffit amplement. En attendant d'improbables décisions, les émigrés ressemblé à Chambéry et à Turin ne désarment pas et tentent d'entraîner le roi de Sardaigne dans leur lutte contre la France.