CHOUDIEU Pierre René

 

Né à Angers le 26 novembre 1761, décédé à Paris le 9 décembre 1838. Elève des Oratoriens, militaire, procureur du roi au présidial d'Angers, il fut élu major de la Garde nationale en 1789, et chargé d'écraser la rebellion des ouvriers des ardoisières en 1790. Opposé au clergé et à la noblesse, il fut vite acquis aux idées nouvelles. Elu député à la Législative par le Maine-et-Loire, il réussit le 12 août 1792 à sauver les officiers suisse menacés par les manifestants en les cachant dans l'église des Feuillants. Réélu à la Convention, il vota la mort du roi. Envoyé en mission en Vendée, il proposa un plan d'extermination auquel la Convention préféra celui de Philippeaux qui se termina par un désastre. Les Thermidoriens le firent décréter d'arrestation en avril 1795 et enfermer au fort de Ham. Amnistié, il fut de nouveau arrêté par le Directoire, cette fois comme ayant participé à la conjuration de Babeuf, mais finalement on l'acquitta. Contraint par Fouché de partir pour la Hollande, car il était soupçonné d'avoir participé à l'attentat contre le premier Consul, il rentra en 1814 et fut, pendant les Cent-Jours, commissaire extraordinaire à Dunkerque. Exilé en 1816, à Bruxelles, il devint Choudieu-Duverger et secrétaire de Merlin de Douai. La Révolution de 1830 le combla de joie. Régicide impénitent, il alla jusqu'à réclamer que Charles X fut guillotiné! Ses mémoires publiées en 1897 contienent de curieuses révélations à propos de la journée du 10 août.

© Les convotionels régicides