CALÈS Jean Marie

 

Né à Cessalles (Haute-Garonne) le 13 octobre 1757, décédé à Liège le 13 avril 1834. Médecin, administrateur du district de Ravel en 1790, il fut élu à la Convention par la Haite-Garonne et vota la mort du roi. Envoyé en mission dans les Ardennes, il devint suspect aux yeux de l'incoruptible en épousant la plus riche veuve de Sedan, Mme Poupardin Il fit partie des "réacteur" thermidoriens. Fin 1794, envoyé en Côte-d'Or, il se fit remarquer par son zèle anticlérical et iconoclaste. Membre du Comité de sûreté générale, il réprima énergiquement l'insurrection de prairial. Elu aux Cinq-Cents, il se signala par ses idées burlesques quant à la réforme de l'instruction, allant jusqu'à proposer que l'école polytechnique ne fut ouverte qu'aux seuls bons citoyens. Pendant l'Empire, il se fit oublier et se retira dans son domaine des Bordes, près de La Selle, ancien bien national, près de Rambouillet. Frappé par la loi de 1816, il s'exila à Munich, à Bâle, puis à Liège où il mourut après avoir repris son ancienne activité de médecin. Jean-Marie était l'ainé de six garçon. Son frère, Jean-Christophe Calés fut créé barron de l'Empire, le 11 juillet 1811; il était colonel d'infanterie et fut député de Haute-Garonne en 1814. Le fère cadet fut inspecteur général des hôpitaux militaires, et les trois autres, officiers.

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