Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède

Né à Bordeaux le 5 décembre 1765.

Fils d’une riche famille de négociants et d’armateurs bordelais propriétaire à Saint-Domingue, il était en Hollande pour les affaires de sa famille au début de la Révolution. Il sera le beau frère de Ducos également député à la Convention. Membre de la Société des Jacobins de Bordeaux est officier municipal de la ville, il prendra position contre la traite des Noirs et en faveur de la liberté de ceux-ci.

Le 7 septembre 1792 il est élu député à la Convention le dixième sur douze, il sera membre des comités du Commerce et des Colonies. Au procès du Roi, il aura une position différente de celle de ses amis politiques, puisqu’il votera contre l’appel au peuple, pour la mort et contre le sursis. De façon systématique il attaquera Marat et votera la mise en accusation de celui-ci. Secrétaire de la Convention le 24 Avril 1793, il en deviendra Président le 2 mai. Il se prononcera pour l’arrestation de Philippe Egalité et de son fils qu’il dénoncera comme complices de Dumouriez.

Membre de la Commission des Douze, il refusera de signer l’arrestation d’Hébert et c’est peut être ce qui lui évitera d’être mis en accusation le 2 juin. D’abord inclus sur la liste, il en sera rayé à la demande de Legendre. Continuant à siéger à la Convention, il interviendra souvent et courageusement pour défendre ses amis. Il finira par être décrété d’accusation suite au rapport prononcé le 3 octobre par Amar. Condamné à mort, il sera exécuté le 10 brumaire de l’an II (31 octobre 1793).

accueil