BOUCHOTTE Jean Baptiste Noël

Né le 25 décembre 1754 à Metz, mort au Ban-saint-Martin, près de Metz le 7 juin 1840. Engagé à dix-neuf ans dans l'armée, il devient capitaine en 1788, il se range en 1789 parmi les partisans de la Révolution, réprime deux révoltes militaires à Cambrai et sauve la ville des Autrichiens en 1792. Il est soudain promu ministre de la Guerre après la trahison de Dumouriez et la capture du ministre Beurnonville par l'ennemi, le 4 avril 1793, ministre durant un an Il est entouré d'ennemis. Les généraux traitent de haut cet officier de troupe sorti du rang. Les dantoniste ne manquent pas de l'accabler à la moindre occasion, ne lui ayant pas pardonné d'avoir favorisé la diffusion aux armées du journal de leur ennemi Hébert. Deux fois, il remet sa démission, mais personne ne veut de ce poste périlleux. Modeste et laborieux mais sans envergure et sans autorité auprès de collaborateurs médiocres, imposés le plus souvent par des hommes politiques influents, il fait de son mieux pour satisfaire les besoins d'une armée hétéroclite, minée par les désertions et les sabotages contre-révolutionnaires, dépouillée par des fournisseurs aux armées et des hauts fonctionnaires malhonnêtre déchagé de ses fonction à la suppression des ministères en avril 1794, Bouchotte est emprisonné après la chute de Robespierre (hébertistes* ) et libéré par la loi d'amnistie votée par la Convention au moment de sa dissolution. Sa carrière politique est désormais terminée. Désireux d'obtenir au moins le grade de général, il adressera en vain des mémoires à tous les ministères de la guerre, au vote sur le Consulat décennal pour obtenir une pension de cinq mille francs.

® Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 édition Bouquins