Jacques Boileau

Né le 25 mai 1751 à Avallon (Yonne).

Juriste de profession, il fut sous l’Ancien régime avocat dans sa ville natale. La Révolution en fit un juge de paix et le 6 septembre 1792, il fut élu député de l’Yonne à la Convention le quatrième sur neuf.

Dès l’ouverture de la session, à la séance du 25 septembre, il annoncera la couleur en défendant des positions opposées à la Commune de Paris et en attaquant violemment Marat. Il soutiendra que la Commune s’est arrogée tous les pouvoirs et qu’en fait même elle surveille le pouvoir exécutif. Le même jour il attaquera Marat en lisant l’article de son journal où il appelait à une nouvelle insurrection et où il disait qu’il ne faut rien attendre de l’Assemblée qui venait d’être élue. Il traite l’Ami du peuple de fou et de traître et conclut à sa mise en accusation. Au procès du Roi il votera contre l’appel au peuple, pour le mort et contre le sursis. A plusieurs occasions il attaquera Marat et bien entendu le moment venu il se prononcera pour son renvoi devant le Tribunal Révolutionnaire.

Nommé le 18 mai membre de la commission des Douze, cela lui vaudra le 2 juin d’être mis en état d’arrestation. Il sera donc logiquement décrété d’accusation le 3 octobre 1793 avec les Girondins. Lors du procès il aura une attitude peu courageuse. D’abord il prétendra avoir été nommé à la commission des Douze pour lui servir de gage de patriotisme ayant voté la mort du roi. Ensuite il prendra fait et cause contre ses coaccusés en disant qu’il était clair qu’il y avait eu un complot et que les Jacobins avaient toujours bien servi la République. Cette attitude ne lui évitera pas d’être condamné et il sera, comme les autres, exécuté le 10 brumaire de l’an II (31 octobre 1793).

 

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