BEAUREPAIRE Nicolas Joseph


Né à Coulommiers le 7 janvier 1740, tué à Verdun, le 2 septembre 1792. Engapé dans l'armée en 1757, capitaine en 1786, Beaurepaire prend sa retraite en Anjou en 1791. Elu lieutenant-colonel du 1er bataillon de Mayenne-et-Loire en septembre 1791, il est envoyé à Verdun avec son u,ité au début de mai 1792. Arrivé le 2 juin, ayant perdu par désertion le quatt de ses hommes en chemin, qui ont bu, paraît-il, plus de mille bouteilles de champagne lors du passage du bataillon à Epernay, Beaurepaire se trouve exercer le commandement en chef de Verdun et y organise la défense. Le 31 août, la ville est sonnée de se rendre par un émissaire du duc Brunswick. Beaurepaire s'oppose à la capitulation que souhaitent les habitants et la municipalité ainsi que la plupart des officiers. Il meurt le 2 septembre d'un coup de pistolet dans sa tête. La ville se rend et ses hommes emportent le cadavre de leur chef à Sainte-Menehould où le député Delaunay forge la légende du suicide de Beaurepaire " en présence des fonctionnaires publics lâches et parjures". Le théâtre et la littérature révolutionnaires exploitent aussitôt le thème, des cérémonies ont lieu à Paris et l'on propose le transfert de la dépouille au Panthéon. Il semble plus vraisemblable que Beaurepaire ait été assassiné par ceux qui souhaitaient la reddition de Verdun.


® Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 édition Bouquins


Une rue de Paris porte son nom
Arrondissement :Xe nommé le 16 août 1879.Précédemment, rue Magnan. accueil