BARA Joseph

 

Bara ou Barra Joseph Soldat français tambour dans les troupes républicaines, il tomba dans une embuscade en Vendée et mourut héroïquement, Cholet 1793

M.J. Chénier l'a évoqué dans le chant du départ


Etrange histoire que celle du jeune Bara que Robespierre voulut faire entrer au Panthéon ; tout aussi surprenante est celle de son "frère" de papier Agricol Viala. Aujourd'hui la mémoire collective et scolaire les ont bien oubliés. Pouvait-il en être autrement quand on sait que les héros Bara et Viala étaient surtout une fantastique opération de propagande ?

© Clefs pour l'histoire

Né à Palaiseau le 30 juillet 1779, tué près de Saint-Maixent, le 7 décembre 1793, Neuvième enfant d'un garde_chasse du prince de Condé* trop jeune pour s'engager dans l'armée, Joseph Bara sert de domestique à un ami de son père, Desmarres, à l'armée de Bressuire. Alors qu'il promène deux chevaux à travers près, il est assailli par des voleurs qui le tuent pour s'emparer des montures. Desmarres signale le fait au ministre de la Guerre et sollicite une pension pour la mère de l'enfant. Barère* lit sa lettre à la Convention et Robesspierre, soucieux d'utiliser cette mort innocente à des fins politiques, monte à la tribune pour demander les honneurs du Panthéon pour cette jeune victime. Le théatre et la chanson se chargent de de fabriquer la légendr du jeune tambour qui, pris par les Vendéens et sommé de crier " Vive le roi ", serait mort en criant " Vive la République ". Gustave Bord démonté le mécanisme de la légende de Bara

® Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 édition Bouquins

mort de BARA par DAVID




mise à jour le 29/06/2003 accueil