AUDREIN Yves Marie

 

Né à Goarec (côtes-du-Nord) le 14 octobre 1741, décédé à Briec (finistère) le 19 novembres 1800. Entré dans les ordres, il enseigna au collège de Quinper, puis à Paris, à Louis-le-Grand, et fut vice-gérant au collège des Grassins. Sa réputation de prédicateur lui permit d'occuper d'importantes fonctions dans divers évêchés. Elu député du Morbihan à l'Assemblée législative, il dénonça publiquement les liens de l'ambassadeur d'espagne avec les adversaires de la Constitution. A la Convention, il vota la mort de Louis XVI. Il devint évêque constitutionnel de Quinper et fut sacré le 22 juillet 1798. Arreté par les chouans dans la diligence qui le conduisait à Morlaix, il fut interrogé, et ayant reconnu avoir voté la mort du roi, il fut immédiatement fusillé

© Les convotionels régicides



Né à Goarec, Côte du Nord, le 14 octobre 1741, mort à Briec, Finistère, le 19 novembre 1800. Professeur au collège de Quinper puis préfet des études. au collège Louis-le-Grand, Audrein ne cachait pas ses opinions "patriotes" et on l'aurait entendu déclarer : "Vive la Liberté, mes amis, au biable la cagoterie." Lors de la mise en application de la Constitution civile du clergé, il fut nommé premier vicaire de l'êvêque du Morbihan et peu après élu par ce département à la Législative, Il s'y montra un des plus violents, à l'égard des prêtres réfractaires. Elu à la Convention, il vota pour l'appel au peuple, pour la mort et pour le sursis. Son amitié avec Grégoire ne fut sans doute pas étrangère à sa nomination comme évêque de Quinper, le 22 juillet 1798. Il ne manifesta aucun esprit de conciliation mais brava au contraire des populations favorables au clergé réfractaire et aux chouans. Il fut arrêté lors d'un de ses déplacements aux environs de Quinper par une bande de chouans, qui le fusillèrent. Le concile de 1801 fit cécébrer une messe pour son âme à Notre-Dame mais personne ne prononça son oraison funèbre.

® Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 édition Bouquins

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